mardi 29 janvier 2008

"La mélancolie est le plus légitime de tous les tons poétiques." Edgar Allan Poe


C'est en fouillant dans ses souvenirs qu'elle s'est rendue compte de l'éternel recommencement que proposait l'existence. Par instant on focalise sur des détails parasites, apportés par des gens sans importance, mais la réalité n'est pas là. Non. La réalité est plus loin. Elle se situe près de ceux qui lui ressemblent. On distingue aisément deux genres d'individus. Un groupe assez important, terni par le temps et les promesses non tenues. Et un groupe, plus discret, rempli par ceux qui savent la faire sourire. En Juin 1984 elle ne savait que rire ou manger, en Février 1996 la tristesse faisait son entrée dans sa vie, en Avril 2003 elle découvrait le bonheur, fin 2004 la tristesse la rattrapait, en Août 2006 elle frôlait la mort. Aujourd'hui, les gens pensent qu'elle a été très forte à certains moments, et complètement stupide à d'autres. Voilà une chose qui n'évolue pas avec le temps, les gens pensent et penseront toujours. Trop souvent, elle manque de rigueur. Elle ne s'insurge pas contre les bons phénomènes. C'est ainsi que les gens la détruisent.
Il y a des jours comme ça où la mélancolie l'étreint, la serre dans ses maudits bras... lui fait un mal de chien. Alors elle pense à toutes ces jolies choses qui la sauvent toujours, ces jolies choses qui cachent son visage et noient son chagrin. C'est bien en ces choses là qu'elle croira toujours. Inlassablement elle se nourrira de ces souvenirs là.
Tout ça est sans doute le résultat d'une faiblesse incommensurable. De toute façon, quel que soit le sens dans lequel on retourne son histoire, il n'y a aucune explication possible... Les faits sont là, elle n'aime pas sa vie... pourtant elle la vit. Elle a peur de la mort... pourtant elle sort. Qu'est-ce qui la fait tenir? Sa rêverie constante, voire parfois intempestive. Qu'y peut-elle? Elle préférerait crever que de ne plus rêver. Et ils peuvent bien s'y mettre à deux, à cinq, à dix-huit, à cent... et même à un milliard, ils ne lui enlèveront jamais ses songes, ses souvenirs, toutes ces choses qui flottent dans sa tête. Et même si elle devient comme tous ces petits vieux qui ressassent à longueur de temps, elle s'en fiche parce qu'au moins dans son imaginaire elle est heureuse.

Que pouvons nous y faire... A l'âge où les corps vont bien, parfois les âmes sont fragiles et les blessures profondes.




"[ChA] n'veut plus
Jouer son coeur comme à la roulette
Quand la banque la plume
ça lui monte à la tête.
Pour aller pieds nus dans ses rêves
Il faut des siècles.
Et si l'amour la tue
ça l'empêche de mourir.
C'est peut-être toi
C'est peut-être toi
Qu'il lui faudrait.
C'est peut-être toi
C'est peut-être toi
Qu'il lui faudrait
Tu pourrais changer demain sa vie mais pas d'erreur
Car [ChA] n'est pas une fille qui pleure."

4 commentaires:

Anonyme a dit…

oué c moi ki lui faudrai mé elle le voit ps

Anonyme a dit…

moi je changeré ta vie je te rendré heureuse tu ne pleureré jamé

ChA a dit…

Qui êtes-vous Monsieur l'Anonyme???
Et comment savez vous que vous êtes celui qu'il me faut?
Je vous serai gré, cher Ami, de vous identifier la prochaine fois que vous passerez ici (à une heure si tardive...et oui, j'ai l'oeil ;-)). Ne craignez rien, je ne mords pas. Mais sachez quand même que je n'ai, au risque de paraître prétentieuse, nullement besoin que l'on me rende heureuse, je le suis déjà naturellement! =)

ChA a dit…

Adam B, je sais que ce n'est pas vous...autrement vous m'auriez écrit en américain. Et je suis également certaine que vous auriez été plus subtil et plus galant dans votre démarche...

PS : je n'aime pas trop le langage "texto", à bon entendeur...